Take a break

2007
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Photographies

Titre: "Take a break" 

Date: 2007  - (en cours)


 

"Que ce soit dans la vie quotidienne ou dans l’art, le geste se confronte toujours à l’oeuvre ou au fait dont il est le principe. Un geste à l’oeuvre serait donc un geste qui compte uniquement lorsqu’il laisse une trace derrière lui, qu’elle soit concrète (un objet) ou simplement visuelle (une image). L’objet et l’image formeraient conséquemment le « contenu » du geste, lequel resterait quant à lui au niveau de la forme seule. Au mieux, l’idée d’un geste à l’oeuvre correspondrait à une esthétique de la main ou à une cartographie du corps faisant de l’acte le principe même d’une création. Mais que se passe-t-il quand le geste est oeuvre ? Quand son « oeuvrer » n’est plus réduit à son résultat mais maintenu intact dans son état de « faire » ? Les habitudes motrices resteraient des expressions familières sans pour autant paraître banales et, plus généralement, les gestes auraient des résonances chorégraphiques. La valeur d’un geste cesserait d’être identifiée à un objet et l’oeuvre compterait en tant que telle. Là seulement, on pourrait affirmer littéralement que « c’est le geste qui compte » : puisque le geste « compte » en tant qu’oeuvre, il s’identifie totalement à elle."

Gestes à l'oeuvre (sous la dir. de Barbara Formis)De l'incidence - éditions, p.10, 2008.

 

"En 2003, un croquis au fond d'un carnet.
Un an plus tard sur le Campus Universitaire de Rennes, premier passage à l'acte.
En Résidence à la Filature de Mulhouse en 2006, récidive.
De nuit à la Roche-s-yon, début des effractions en "série"

D'autres viendront, au hasard, sans préméditation: de l'atelier, aux vignes nantaises;
d'un parking souterrain à la vallée de Chamonix ..."


Un même geste spontané, libérateur, vain".

La série "Take a break" appartient à ce que l'on pourrait nommer les "week-end pieces", (CF. Weekend Art : Hallelujah the Hill 1996-1999 / Alexandar Ilic, Ivana Keser and Tomislav Gotovac). Elle s'amplifie depuis 2003 de manière tautologique en investissant les temps de "pause", de détente, les césures ponctuant mon activité artistique. Sans programme ni intention pré-défini, un mouvement répétitif entre en résonance avec le paysage par l'entremise du langage ("poser son cadre", "prendre la pose", "faire une "pause").

Jérôme G.

 

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